Mon métier de thérapeute en libéral

Cet article vise cette fois les thérapeutes (neuropsychologues, psychologues, logopèdes/orthophonistes, psychomotriciens, …) qui sortent de l’école ou pas et qui se sentent parfois perdus, fatigués, surmenés, dépassés, …

Bon, je vous l’accorde, le sujet n’est pas très réjouissant mais il nous semble essentiel de l’aborder car les obstacles et les doutes peuvent êtres nombreux chez les thérapeutes, encore plus s’ils sont en statut indépendant/libéral.

Cet article a pour but, dans un premier temps, d’évoquer des problèmes que nous sommes nombreux à vivre et, de ce fait, à réduire le sentiment de solitude que l’on peut ressentir. Ensuite, nous essayerons de vous proposer quelques pistes d’action afin de continuer à pratiquer plus sereinement ce métier qui, j’en suis sûre, vous passionne.

Un besoin de formation

Il y a 10 ans, je suis sortie de l’université avec des tas de projets en tête et une motivation gonflée à bloc. Mais se lancer dans la vie professionnelle est un gros changement, d’autant plus si vous vous jetez dans le grand bain du travail en libéral. Les doutes et questionnements ont rapidement fait leur apparition.

Vous venez de sortir de l’université/haute école et vous ressentez les manques liés à votre formation ? Vous ne vous sentez donc pas totalement légitimes ? Rien de plus normal !

Rien de tel que les formations continues pour acquérir des outils, des savoirs et savoir-faire qui vous permettront de vous sentir plus en confiance par rapport à ce que vous proposez à vos patients et ce, que vous sortiez de l’école ou non d’ailleurs.

Voici quelques formateurs et structures qui proposent des formations dans les domaines des neurosciences, des apprentissages, de l’enfance, de la psychologie, … :

Impossible de citer tous les experts en la matière dans un article mais n’hésitez pas à nous envoyer un mail et nous serons très heureuses de vous donner les bons plans de formation !

La compta, quelle cata !

Je suis persuadée de ne pas être la seule à considérer la comptabilité comme un calvaire… Quand on déteste ça et qu’en plus, on est mal informé et conseillé, la comptabilité d’un indépendant devient vite l’enfer.

Quelques conseils de première ligne :

Surmenage…

Mon métier, cette passion qui m’épuise…

En effet, même si notre fonction peut-être synonyme d’accomplissement, de joie et de fierté, c’est également, par moments : des patients qui nous touchent un peu trop, des familles qui nous prennent aux tripes, un sentiment d’imposture quand on n’obtient pas les résultats attendus, un manque de reconnaissance et de respect, du stress, des journées qui ne finissent qu’une fois dans les bras de Morphée et recommencent dès que nos paupières sont ouvertes, …

Je ne suis pas la seule à ressentir tout ça, n’est-ce pas ?

Imposer un cadre pour un suivi plus efficace

Vous avez certainement déjà été victimes de l’incivilité de certains de vos patients en termes de retard (de paiement ou lors des rendez-vous) ou d’annulation de séance (en dernière minute ou parfois, sans même avoir été prévenu). En plus d’être pénible quant à votre organisation et, parfois, sur le plan financier, c’est également très pesant de se sentir si peu respectés. Il s’agit alors d’être très fermes par rapport au cadre dans lequel se dérouleront vos entretiens et ce, dès le début. La signature d’un « contrat » peut même être envisagée pour que les deux parties sachent précisément à quoi s’en tenir en cas de non-respect des règles de base. Learning Brain a décidé de vous gâter et vous offre la possibilité de recevoir un exemple de contrat utilisé par notre équipe ! N’hésitez pas à cliquer sur ce lien pour y avoir accès :

De plus, au-delà des horaires et paiements, un suivi thérapeutique implique le patient et, quand il s’agit d’un enfant, ses parents. Il est important que tout le monde s’engage dans la prise en charge pour en tirer les meilleurs bénéfices. Vous devez donc également vous montrer clairs à ce sujet et faire comprendre aux parents le rôle qu’ils jouent dans l’amélioration des capacités de leurs enfants pendant le suivi. Tout ne se fait pas en séance ! De même, si des aménagements doivent être mis en place en classe, il est important que les enseignants comprennent qu’il ne s’agit pas d’une gâterie pour l’enfant qui en a besoin, c’est une nécessité. Avec ses outils VISIO, Learning Brain vous propose des visuels qui permettent, entre autres, de conscientiser les parents et les enseignants. N’hésitez pas à vous renseigner sur notre site :

Horaires et tarifs

Un point essentiel en ce qui concerne les horaires, selon moi, c’est que c’est vous qui les faites et non vos patients ! Vous pouvez bien sûr vous adapter de temps en temps, quand vous sentez que cela pose un réel problème pour la famille, mais ce ne doit en aucun cas être la norme. Vos horaires sont ceux que vous avez décidés et doivent le rester. La majorité des gens qui viennent vous voir n’accepteraient pas de modifier leurs horaires de travail, ni de faire des heures supplémentaires chaque semaine pendant des mois, il n’y a donc aucune raison que vous, vous y soyez contraints.

Petit conseil pour les nouveaux diplômés : si vous avez, dans votre profession, des heures de rédaction et de préparation, pensez-y en établissant votre horaire! Par exemple, vous pourriez vous laisser un jour/semaine dédié au travail de rédaction. Je pense ne pas avoir été la seule à travailler tard le soir ou le weekend pour rattraper mon retard. Il est important, pour éviter le surmenage, d’avoir des moments pour soi en dehors du boulot.

En ce qui concerne les tarifs, tout comme il est important de ne pas pratiquer des tarifs trop élevés, il est essentiel de ne pas les envisager à la baisse. En effet, le tarif que vous proposez doit être au minimum équivalent à ce qui est pratiqué chez vos consœurs/frères de la profession (attention, dans certaines régions, ils sont très bas … Faites une recherche sur l’ensemble des professionnels !). Un faible tarif, même s’il peut être attractif pour certains patients, peut poser question à d’autres quant à la qualité de votre travail. Cela n’a aucun sens qu’à diplôme et travail égal (en qualité et en temps d’investissement), votre salaire soit nettement moins élevé que celui de vos confrères/sœurs. Votre diplôme, vos formations et vos efforts ont un prix et ce ne doit pas être celui du surmenage … Pensez-y !

Notez que par rapport à tous ces questionnements concernant le travail en libéral (comptabilité, horaires, tarifs, …), Learning Brain propose une formation « cadre et posture » donnée par Laura Bertleff et qui peut être suivie en ligne ou en présentiel. Cette formation outillante s’adresse à tout thérapeute voulant lancer, développer ou améliorer son activité libérale. N’hésitez pas à vous renseigner sur notre site :

Besoin de se sentir entouré et compris

Etre indépendant signifie parfois être « seul » face à tous les obstacles que nous rencontrons, surtout si nous n’avons pas l’opportunité d’intégrer une équipe. Dans ce cas, Learning Brain vous conseille de vous inscrire dans des groupes (exemple : sur Facebook) regroupant des professionnels et sur lesquels vous pourrez échanger et poser vos questions.

Avis aux neuropsychologues !! Bien souvent, même en ayant intégré une équipe de professionnels passionnés, nous n’avons pas la chance d’échanger avec d’autres neuropsychologues. Learning Brain envisage de créer des lives mensuels portant sur des thématiques que vous proposeriez par mail. Il ne s’agirait pas de formations en tant que telles mais de lieux d’échange et de partage sur des thématiques qui vous posent question (en lien avec votre quotidien professionnel). Qu’en pensez-vous ? Seriez-vous intéressés ? Laissez-nous votre adresse email pour être tenu au courant du lancement des lives.

Nous pensons écrire d’autres articles destinés aux professionnels. N’hésitez pas à nous dire si cela vous plait et quels thèmes vous souhaiteriez voir abordés !

C’est ici que je vous laisse en espérant que cet article vous aura fourni quelques informations utiles et vous aura permis de vous sentir moins seuls, si du moins c’était le cas. Learning Brain vous embrasse et vous souhaite une bonne rentrée !

Marie Baccus et Laura Bertleff, pour Learning Brain